" L'insoutenable legerete de l'etre" de Kundera

" L'insoutenable legerete de l'etre" de Kundera
Terriblement interessant.. je genre de livre ou l'on s'arrete a la fin de chaque page pour reflechir sur ce quivient d'y etre dit, pour la relire et y re penser.. un bouquin reference ou l'on peut se refugier en cas de panne en dissert de philo..

Plus que les autres romans de Kundera, celui-ci est un roman d'amour. Tereza est jalouse. Sa jalousie, domptée le jour, se réveille la nuit, déguisée en rêves qui sont en fait des poèmes sur la mort. Sur son long chemin, la jeune femme est accompagnée de son mari, Tomas, mi-don Juan, mi-Tristan, déchiré entre son amour pour elle et ses tentations libertines insurmontables.
Le destin de Sabina, une des maîtresses de Tomas, étend le tissu du roman au monde entier. Intelligente, asentimentale, elle quitte Franz, son grand amour genevois, et court après sa liberté, d'Europe en Amérique, pour ne trouver à la fin que «l'insoutenable légèreté de l'être».
En effet, quelle qualité - de la gravité ou de la légèreté - correspond le mieux à la condition humaine ? Et où s'arrête le sérieux pour céder la place au frivole, et réciproquement ? Avec son art du paradoxe, Kundera pose ces questions à travers un texte composé à partir de quelques données simples mais qui s'enrichissent constamment de nouvelles nuances, dans un jeu de variations où s'unissent récit, rêve et réflexion, prose et poésie, histoire récente et ancienne. Jamais, peut-être, chez Kundera, la gravité et la désinvolture n'ont été unies comme dans ce texte. La mort elle- même a ici un visage double : celui d'une douce tristesse onirique et celui d'une cruelle farce noire.
Car ce roman est aussi une méditation sur la mort : celle des individus mais, en outre, celle, possible, de notre vieille Europe.

--> voir La valse aux adieux
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# Posté le lundi 18 février 2008 17:29

"Les autres" d'Alice Ferney

"Les autres" d'Alice Ferney
Je l'avais repere a la Fnac, et il etait de nouveau la, sur le presentoir du Relay Terminal 2C aeroport CDG.. que voulez vous, je nai pas pu resister.. lecture entre Melbourne et new Plymouth, livre captivant donc forcement lecture rapide. un livre sincere, qui nous fait nous poser des questions sur nous meme, nos amitiees, on s'identifie facilement aux personnages, ce qui est surement desire par l'auteur.tres interessant en tt cas, meme si je ne sais pas si j'aimerais tant que ca jouer a ce jeu..

Théo fête ce soir ses vingt ans et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissance. Rien sinon le jeu de société que son frère aîné lui offre, qui révélera à chaque participant la façon dont les autres le perçoivent, menaçant de remettre en cause l'idée qu'il se faisait de lui-même et des sentiments réciproques l'attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusque-là soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance... et nul ne sortira indemne de la soirée. Evoquant les liens de la fratrie, de l'amitié ou de l'amour naissant, Les Autres est aux relations affectives ce que La Conversation amoureuse est à l'amour : un accomplissement romanesque d'une remarquable maîtrise polyphonique.

Du meme auteur:
Grâce et Dénuement
La conversation amoureuse
L'Elégance des veuves

Dans la guerre
Le ventre de la fée
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# Posté le lundi 18 février 2008 17:24

" Le dossier H " de Kadare

" Le dossier H " de Kadare
tres interessant, je retrouve cette ambiance perdue, dans un espace ou le temps semble s'etre s'arrete comme dans Avril Brise.

"Deux Irlandais de New York, Max Roth et Willy Norton, arrivent un jour à N..., petite ville du nord de l'Albanie, pour tenter de découvrir si l'Iliade et l'Odyssée sont bien une création originale ou si Homère n'a été qu'un vulgaire compilateur de légendes albanaises. Ils s'installent bientôt à l'Auberge de l'Os de buffle, au pied des Cimes maudites, pour recueillir les rhapsodes. Autour d'eux gravitent divers personnages : la femme du sous-préfet de N..., en mal d'aventures ; l'ermite Frok, qui tient leur magnétophone pour l'instrument du diable ; Dul Lasoupente qui envoie des rapports étranges à son chef, le sous-préfet ; celui-ci, enfin, jaloux du style de son indicateur... Un grand, très grand Kadaré."

--> voir Avril Brise

# Posté le lundi 18 février 2008 17:13

"Les Mains sales" de Sartre

"Les Mains sales" de Sartre
j'aime.
cette idee du jeu ocnstant, "on joue", l'hypocrisie et les magouilles politiques.. rapide mais captivant.

" Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur ! A quoi cela servira-t-il et pourquoi viens-tu parmi nous ? La pureté, c'est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je la ai plongées dans la merde et dans le sang. "
Créée en 1948 au théâtre Antoine par François Périer et André Luguet, Les mains sales, pièce sur l'engagement politique, est une des œuvres théâtrales les plus retentissantes de l'auteur de Huis clos, des Mouches, de La putain respectueuse, des Séquestrés d'Altona, du Diable et le bon Dieu.

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# Posté le lundi 18 février 2008 17:08

" Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" d'Anna Gavalda

" Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" d'Anna Gavalda
Il faut avouer que les histoires sont interessantes. L'ecriture est simple et c'est surement ca qui lui donne son charme. c'est plaisant a lire dans le train, comme j'ai fait Poitiers/Paris. j'aime bcp la premiere nouvelle, cest un peu lassant sur la fin.. de tte facon je ne suis pas une grande fan de nouvelles.

Il se passe peu de choses dans les nouvelles d'Anna Gavalda, pas d'événement exceptionnel, de rebondissement inattendu, rien que le cours ordinaire de la vie et c'est ce qui en fait le charme. L'absence de sensationnel excelle à rendre le vide de ces existences vouées à la même banalité derrière une façade sociale plus ou moins reluisante. Ainsi dans Cet homme et cette femme un couple part en week-end. Ils roulent sur l'autoroute en direction de leur maison de campagne à bord d'une voiture luxueuse. Chacun plongé dans ses pensées, garde le silence. Il ne se passe rien mais en moins de quatre pages Anna Gavalda parvient à rendre poignante la solitude de ce couple sans enfant, sans amour qui a depuis longtemps renoncé à la vie pour s'investir exclusivement dans la recherche d'un certain confort matériel. Il arrive d'ailleurs, comme dans la nouvelle qui donne son titre au livre, que celui qui se croit seul et oublié de tous ait une bonne surprise. Car le recueil d'Anna Gavalda reflète fidèlement la vie comme elle est, avec ses joies et ses peines ordinaires, c'est sans doute ce qui explique le succès extraordinaire qu'il a rencontré, inhabituel pour le premier livre d'un jeune auteur et surtout pour un recueil de nouvelles.

-->Ensemble c'est tout
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# Posté le lundi 18 février 2008 17:04